Parcours artistique et inspirations
Diplômée de l'école Saint Luc à Tournai en Belgique, Marie-Jeanne Cunégonde a longtemps travaillé dans l'imprimerie comme monteur copiste puis, le métier disparaissant, comme infographiste.
Ses principales sources d'inspiration sont la nature, les jardins, les végétaux, les insectes, la musique, les souvenirs d'enfance et bien sûr la Bretagne et plus particulièrement le Finistère, dont elle est originaire.
Depuis quelques années elle collecte des végétaux, les pressant lentement dans des presses en bois fabriquées sur mesure et travaille autour de l'anthotype, le cyanotype, le tanin, les badigeons naturels, l'encre, la photographie...
Passionnée de lecture, elle transforme les nombreux livres hérités de ses aïeux en papiers recyclés, lui servant de base pour ses créations.
Ses tableaux et ses photos ont tous une histoire, qu'elle raconte avec simplicité, comme un dans un journal intime.
L'écriture est le moyen d'expression qu'elle a toujours privilégié depuis l'enfance. Entre 2010 et 2017 elle anime un blog culinaire décalé aux millions de vues, salué par la critique et la presse: "Ca bouffe un Doberman". En 2025 elle co-écrit un recueil intitulé "Au-delà de nos murs", restitution des ateliers d'écriture animés par l'autrice Julie Neveu, auxquels elle participe activement. En 2026, elle collabore avec Véronique Humbert, artiste et ancienne professeur de dessin de l'école Saint-Luc, autour d'un ouvrage photographique.
La boucle ne serait pas bouclée sans évoquer la musique, qui l'inspire chaque jour et qu'elle pratique depuis l'âge de 8 ans. Après une formation classique de piano, elle se penche ensuite brièvement sur la guitare puis elle découvre avec passion le violoncelle qu'elle travaille assidûment. Amoureuse de "chanteurs morts" comme Jackie Wilson, Solomone Burke ou Bettye Swann, elle écoute aussi avec plaisir du rocksteady ou de la dub (John Holt, Stand High Patrol, Joe York) sans oublier les intemporels Bowie, Cash, Springsteen, pour ne citer qu'eux. Ayant un bagage classique, elle affectionne également Stravinsky, Ravel ainsi que Akira Kosemura ou encore Guillaume Ferran chez les contemporains.

L'école Saint-Luc
Marie-Jeanne Cunégonde a fait des études d’Art à Tournai en Belgique.
Elle a étudié dans la prestigieuse école Saint-Luc. Ecole qui ressemble à s’y méprendre à Poudlard, l’école d’Harry Potter. Des professeurs magiques lui ont enseigné l’Art de l’imprimerie de A à Z. Le papier, l’encre, la graisse, l’offset, la typo, le pliage, l’encartage, la découpe, la mise en page, la création... elle a tout appris!

Membre du Jury de 2021 à 2024, c'est avec beaucoup de bienveillance qu'elle a su aiguiller et conseiller les élèves étudiants en dernière année de la Section Technocom (ancienne section imprimerie).

Un héritage artistique familiale
Grâce à son arrière-grand-père chapelier, son arrière-grand-mère photographe; son grand-père cordonnier, photographe et passionné de cinéma, sa grand-mère brodeuse et sa mère céramiste; Marie-Jeanne a toujours baigné dans l'art et l'artisanat, et s'en inspire au quotidien. Elle hérite également de leur passion pour les livres et la musique.
De petite fille silencieuse et solitaire à grande rêveuse zinzin...
Elle s'assoit seule sur l'herbe et s'invente des histoires, les yeux ouverts
Et alors son monde lui offre des merveilles
Sur sa tombe, près des fleurs, on pourra lire
Elle aura eu mille vies
- Marie-Jeanne Cunégonde -
Si il y a bien un mantra que répète souvent Marie-Jeanne Cunégonde c'est celui-ci:
"Je ne suis pas toute seule dans ma tête et pour couronner le tout, ce n'est pas moi la cheffe!"
Dans la drôlerie ou la mélancolie, ses personnalités sont attachantes. Simple (dans le bon sens du terme) et complexe à la fois, elle laisse ses rêveries guider ses envies, elle écoute ce et ceux qui l'entourent, et s'en inspire, toujours avec douceur et délicatesse.
Différentes formes d'Art
Artiste "touche à tout", Marie-Jeanne explore son imaginaire et le restitue sous différentes formes avec pour seule limite le respect de la nature. Ainsi elle recycle elle-même ses papiers et s'en sert comme supports pour ses nombreux projets. Elle récupère les matériaux, achète peu, fabrique son fusain, transforme les vêtements destinés à l'incinération, et utilise le moins possible de produits chimiques.
Ecriture
Marie-Jeanne tient un journal depuis toute petite fille. Ecrire est son moyen d'expression favori, faisant revivre l'enfance avec tendresse. Elle aime surtout inventer des saynètes rigolotes mettant en scène des insectes et autres petites bestioles.
Tapisserie
C'est en constatant amèrement la bien trop grande quantité de vêtements usés destinés à l'incinération qu'elle décide de confectionner des tapis. Elle fabrique elle-même ses cadres de tissage avec des morceaux de bois de récupération .
Cyanotype
Le cyanotype n'a pas retenu son attention au premier abord. C'est en l'approchant différemment et en s'intéressant aux ouvrages de la botaniste du 18è siècle Anna Atkins, que Marie-Jeanne découvre un univers artistique bien plus captivant et aux combinaisons infinies.
Dessin
Moins attirée par le dessin, Marie-Jeanne l'explore tout de même de manière enfantine et simpliste pour illustrer ses poèmes et comptines allant même jusqu'à confectionner ses propres fusains glanés dans la nature puis brûlés dans les règles (pas tout à fait) de l'art.
Fleurs pressées
Afin de recenser les fleurs et arbres de son jardin, Marie-Jeanne commence un journal dédié à Parc Pell, illustré de végétaux qu'elle presse comme pour un herbier à la façon d'un botaniste. Très vite elle souhaite les faire parler, et tente de faire naître un jardin sorti de son imaginaire.
Papier
Marie-jeanne aime les livres, et ses aïeux les aimaient tout autant. En découvrant les centaines d'ouvrages mités et poussiéreux, elle décide de les transformer en papier, s'en servant de support pour ses projets. Sartre, Mallarmé et leurs amis ne pensaient pas qu'un jour, ils réécriraient l'Histoire!
Anthotype
Après avoir exploré le cyanotype, procédé photographique utilisant toutefois des solutions chimiques, elle se tourne vers l'anthotype, plus aléatoire et plus capricieux en terme de résultats mais préférant la chimie naturelle du tanin des végétaux avec celle de la lumière du jardin.
Photographie
Alors qu'elle n'a que 10 ans, Marie-Jeanne apprend à développer des photographies avec son grand-père. Dans le grenier qui tient lieu de laboratoire, des visages amis lui sourient, des paysages prennent vie et une passion naît. Une photographie vraie, simple , sans filtres ni effets.
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